10 méthodes utilisées par le gouvernement pour tuer le mouvement des Gilets Jaunes (sans succès)
Blocages à Sélestat le 17 novembre - Photo Alsace Actu

10 méthodes utilisées par le gouvernement pour tuer le mouvement des Gilets Jaunes (sans succès)

Le mouvement des Gilets Jaunes inquiète, et des stratagèmes divers sont employés, par le gouvernement mais aussi par les médias, pour l’affaiblir. Retour sur 10 méthodes employées ces dernières semaines.

1 – L’euphémisation

Cette méthode vise à nier l’ampleur du mouvement pour éviter son succès. En clair, la France n’est pas représentée par quelques dizaines de milliers de personnes dans les rues. C’est un mouvement minoritaire qui parle à tort pour la majorité. Pour E.Philippe, le 1er Ministre, il fallait à tout prix minimiser : « une minorité bloque le pays ». Les sondages indiquent pourtant un soutien des Français à plus de 70%.

2 – Les mensonges sur les chiffres

Comment mieux décourager les manifestants que de donner des chiffres ridiculement bas ? « 8000 personnes sur les champs-élysées », « 105 000 personnes le 24 novembre », alors qu’un syndicat policier en dénombrait 750 000. Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs rehaussé son estimation en la doublant 24 heures plus tard, discrètement.

En mentant sur les chiffres, il est plus facile d’appliquer la 1ère méthode d’euphémisation.

3 – Culpabilisation des manifestants

Faire culpabiliser les Gilets Jaunes, c’est facile. Le blocage nuit à l’économie, à de petites entreprises, comme les joailliers par exemple. Les Gilets Jaunes mettent en péril ces gens-là. Ils bloquent des gens qui ont besoin de passer pour aller voir des proches dans le besoin. Bref ces Gilets Jaunes sont des monstres sans aucune compassion, coupables des pires méfaits.

4 – Lancement d’un Contre-Mouvement

Après le lancement du hashtag #SansMoiLe17, via un employé de LaREM, le parti présidentiel, il y a eu la naissance du mouvement des foulards rouges, qui refusaient aussi les blocages. Cette méthode visait à rééquilibrer la balance des forces en présence, sauf que la mayonnaise n’a pas pris.

5 – Mettre en avant le coût pour les citoyens

Eh oui, tout cela, ça coûte cher. Dégrader un radar ? Ce sera aux Français de payer la réparation via ses impôts. Via cette stratégie, complaisamment reprise par bien des médias, le gouvernement veut faire croire aux Gilets Jaunes que la violence est inutile, qu’il faut manifester sagement. Pour ce week-end, E.Philippe insiste sur une manifestation « déclarée » et sans violence.

Avec les quelques concessions du gouvernement, les Gilets Jaunes sont plutôt incités à continuer sur cette voie.

6 – Faire de petites concessions

Contenter les modérés, isoler les radicaux pour mieux les combattre. En faisant quelques concessions, le gouvernement espère apaiser la tension, faire baisser la mobilisation pour finalement discréditer le noyau dur d’irréductibles, « réfractaires au changement ». Réponse dans quelques jours pour le 4ème week-end de mobilisation, pour savoir si cette stratégie va fonctionner.

7 – Mêler aux revendications des « luttes » communautaires

La révolte est fiscale. Mais en s’agrégeant, des manifestants du collectif « Justice Pour Adama » dénature le mouvement. Ils veulent « ne pas laisser le terrain à l’extrême-droite », comme si c’était ce qui importait les Gilets Jaunes.

L’unité à peine croyable d’un mouvement aussi décentralisé et spontané volerait en éclats si ce genre de combats venait sur le devant de la scène.

8 – Mêler des casseurs aux manifestants

A Paris, les casseurs sont nombreux. Les inciter à venir, ne pas les arrêter, c’est l’assurance d’avoir des images d’abribus cassés et de banques saccagées et donc l’assurance de jeter un discrédit sur le mouvement des Gilets Jaunes. De nombreuses vidéos circulent sur Internet de policiers déguisés en casseurs. L’Etat a ensuite beau jeu de déclarer que les violences sont inacceptables.

9 – Une justice punitive

De la prison ferme pour détention d’un masque à gaz ? Bienvenue en France. Des Français sont jugés en ce moment, sans avoir participé à aucune violence envers les forces de l’ordre ni à aucune casse, simplement pour avoir été dans la manifestation à Paris avec un masque à gaz. La prison, infamante pour les gens honnêtes, décourage les plus virulents.

10 – Une police répressive

Grenades lacrymogènes, flashball, canons à eau : si ces faits s’étaient produits en Russie, nul doute que la communauté internationale aurait fait part de son inquiétude quant à la sauvegarde des droits de l’homme. La répression violente des manifestants permet aussi de démoraliser les contestataires, surtout les plus modérés.

 

Ces stratégies ont déjà été utilisées, mais pour l’instant n’ont pas réussi à briser l’élan du mouvement des Gilets Jaunes. Preuve des racines profondes de la colère…

 

Un commentaire

  1. Déjà les policiers en civils sont des membres des RG qui s infiltrent pour identifier les casseurs.
    Certaines actions des GJ sont suisibles aux citoyens qui n ont pas à etres pris en otages…
    IL faudrait que la police ne replique pas et prene divers objets de nature à blesser voir meme tuer en disant merci !
    N oublier pas qu il y a deux ans, les policiers ont créé un mouvement de colere, ils avaient besoin de votre soutien… mais vous avez préféré croire une magouille avec l’affaire théo…

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