5 janvier 1675 : combat de Turckheim et massacre de Turenne
Monument de Turenne à Turckheim - Capture d'écran Google Maps

5 janvier 1675 : combat de Turckheim et massacre de Turenne

Hier on pouvait commémorer le triste 343ème anniversaire du combat de Turckheim. Le maréchal de Turenne, commandant des armées françaises, était opposé au « Grand Électeur » Frédéric-Guillaume, qui combattait pour le Brandebourg.

 

La bataille est sanglante et coûte la vie à des centaines d’hommes : aussi bien du côté allemand que français. Cependant la victoire est pour les Français. L’Alsace fut conservée à la France (la région était française depuis le Traité de Westphalie en 1648).

La suite des évènements est gravée dans la mémoire collective des Alsaciens, car ce fut un ignoble massacre, un ravage sans nom. La ville de Turckheim fut pillée, les habitants volés, les femmes violées, les maisons brûlées. Beaucoup furent tués. Banale scène de guerre, de mise à sac après une victoire ? Peut-être. Cependant, ce qui indigne le plus certains Alsaciens, notamment dans les milieux autonomistes, c’est le monument à la gloire de Turenne, élevé dans la ville-même de Turckheim.

« Inauguré le 18 septembre 1932, le monument Turenne , en grès rose, est l’œuvre de R. DANIS, architecte en chef des palais nationaux et des monuments historiques. Détruit durant l’Occupation Allemande, il est reconstruit à nouveau en 1958 par le tailleur de pierre Augusto.

Les actions de Turenne sont controversées et le monument en subira les revers durant les années 70. En 1975, il est victime d’une profanation au graffiti, lors de la fête du tricentenaire de la Bataille de Turckheim, de même qu’en 1979. En décembre 1980, une déflagration ébranle la Route des Trois Epis : le monument est plastiqué par « Les Loups Noirs », groupuscule clandestin autonomiste et terroriste se réclamant du nazisme. Les principaux dommages touchent le socle, mais le monument doit néanmoins être démonté. Il ne sera rebâti qu’en 1998. » peut-on lire sur le site de la commune de Turckheim.

Un monument pour le moins provocateur, qui ne contribue pas à pacifier les relations entre l’État français et les Alsaciens.

Un commentaire

  1. Bonsoir
    Pour apaiser les mémoires il souhaitable de démonter cette stèle qui ne rappelle que la continuité de l’impérialisme de l’état français qu’il soit royaliste ou jacobin républicain.

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