[Allemagne] Le ministre du développement annonce un programme de retour au pays pour « 20 à 30 000 réfugiés par an »

[Allemagne] Le ministre du développement annonce un programme de retour au pays pour « 20 à 30 000 réfugiés par an »

La crise des réfugiés a fait exploser les chiffres de l’immigration en Allemagne, pour atteindre au plus fort deux millions de nouveaux arrivants pour la seule année 2016. Selon le Larousse, le réfugié est une « personne ayant quitté son pays d’origine pour des raisons politiques, religieuses ou raciales, et ne bénéficiant pas, dans le pays où elle réside, du même statut que les populations autochtones, dont elle n’a pas acquis la nationalité. » Ce ne sont donc pas des populations destinés à s’intégrer durablement en Europe, mais à être protégées de la guerre. La situation au proche Orient se pacifiant peu à peu, avec la défaite inéluctable de Daech, il est désormais possible pour les réfugiés de revenir au pays.

Argent contre départ

Un programme test a été lancé pour encourager les réfugiés à retourner volontairement chez eux. L’initiative est simple et prendra la forme suivante : contre une formation professionnelle et la création d’emplois dans les pays d’origine, les réfugiés s’engagent à retourner vivre chez eux. Gerd Müller, le Ministre (CSU) à l’origine du projet, est clair : « nous n’allons pas mettre un chèque dans chaque poche » déclare-t-il. Pas d’argent gaspillé, il s’agit d’un projet pour un retour durable au pays.

Le ministre de la CSU, aile bavaroise du parti d’Angela Merkel, est menacé sur sa droite par l’AfD, le parti patriote qui est désormais le deuxième parti allemand en intentions de vote. Cette annonce peut aussi être vue comme un simple moyen de contrer cette montée de l’AfD. Des élections auront d’ailleurs lieu en Bavière cet automne…

500 millions d’euros seront alloués par le gouvernement allemand pour financer des emplois et des stages dans des pays comme l’Irak, le Nigéria ou encore l’Afghanistan. Le départ doit se faire avec l’assurance d’un emploi à l’arrivée, condition d’un retour durable et dans de bonnes conditions.

Solution pérenne ou goutte d’eau dans l’océan des réfugiés ?

Le projet prévoit à terme de faire rentrer entre 20 000 et 30 000 personnes dans leurs pays d’origine, chaque année. Or il faudrait 50 ans pour que les réfugiés arrivés en 2015 repartent par ce procédé ! De plus, plus de 200 000 individus ont demandé l’asile en Allemagne en 2017. Le solde serait clairement négatif. Le but de ce programme est aussi, bien entendu, de développer l’économie des pays d’origine, afin d’endiguer l’immigration d’origine économique.

Un autre système a été mis en place pour inciter les personnes qui n’ont pas obtenu le droit d’asile (ils provenaient d’un pays jugé en paix) : 3000€ étaient offerts par l’Allemagne pour un retour au pays. Le même système avait cours en France. Quoi qu’il en soit, il faut retenir que l’Allemagne, par cette décision, indique que les réfugiés n’ont pas vocation à rester éternellement sur le territoire allemand. Il n’en a pas toujours été ainsi : certaines associations et municipalités ont mis en place de conséquents moyens afin d’intégrer les réfugiés, comme à Bielefeld ou à Berlin.

Un commentaire

  1. Nommés réfugiés par les uns, migrants par les autres, chaque acteur politique d’Europe de l’ouest a son propre verbe pour définir ceux qui ont choisi la fuite et laissé derrière eux femmes, enfants, parents dans un prétendu théâtre de violence et de guerre.
    Depuis toujours, l’histoire a montré que les guerres ont été le théâtre d’une défense acharnée de ses propres terres, de sa propre culture, de sa propre identité. Les autochtones ont livré leur propre vie sur les champs de bataille pour refouler la violence ennemie. Des alliances internationales ont été créées pour conduire à rétablir la paix. Des millions d’hommes ont fait le sacrifice de leur vie pour permettre aux générations futures de vivre libre.
    Alors pourquoi ces hommes, migrants ou réfugiés, quittent, par millions, leurs propres terres en laissant, pour une immense majorité, leur famille au milieu du chaos prétendu ? Pourquoi viennent-il en Europe alors que leur pays a besoin d’eux ? Pourquoi ne font ils pas le sacrifice de se battre contre un ennemi pourtant clairement identifié pour gagner la paix, la tranquillité et l’art de vivre selon leur culture et sur leur terre??
    Nous n’accueillons pas des migrants ou des réfugiés, nous accueillons des hommes que je qualifie de mercenaires…..L’actualité liée à l’insécurité en est la preuve évidente.
    Avec un peu de logique, nous savons qu’un réfugié ou un migrant fuit une situation grave locale, qu’il a le souci de survie avec en théorie le souci de survie des siens (famille). Que la gravité de la situation ne devrait pas lui laisser le temps de se préoccuper du choix du pays d’accueil mais seulement de saisir la première main tendue, d’où qu’elle vienne. Il est hélas force de constater que ces réfugiés ou migrants fonctionnent, non seulement de façon égoïste et individuelle, mais également en mode « à ma guise ». Certains exigent l’Angleterre, d’autres la France ou l’Allemagne…….
    La survie n’est ni une question individuelle, ni d’un choix à la carte.
    Quand quelqu’un se retrouve en pleine situation de désarroi, il ne peut se permettre de telles exigences individuelles. Il prend ce qui lui est offert et en respecte l’hospitalité.
    L’Europe s’est violemment déchirée à maintes reprise. Maintenant qu’elle semble avoir trouvé le chemin de la fraternité, elle intègre des éléments nouveaux qui vont, une fois encore, déstabiliser sa pérennité.
    Finalement, l’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

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