Allemagne : les « demandeurs d’asile » responsables de la hausse de la criminalité ?

Allemagne : les « demandeurs d’asile » responsables de la hausse de la criminalité ?

C’est l’étude rendue en janvier 2018 par un groupe de chercheurs allemands, commandée par l’État, qui le révèle. Les statistiques ont été analysées pour la Basse-Saxe, quatrième région la plus peuplée d’Allemagne. Fort de 8 millions d’habitants, le Land compte près de 750 000 non-Allemands (qui n’ont pas la nationalité). Parmi ceux-ci, 170 000 demandeurs d’asile. La Basse-Saxe est censée représenter un bon échantillon de la situation allemande.

Les demandeurs d’asile responsables de 13,3% des crimes violents

Conduite par Christian Pfeiffer, Dirk Baier et Soeren Kliem de l’université de Sciences Appliquées de Zurich, l’étude montre certains faits troublants. Entre 2014 et 2016, la part des crimes violents résolus attribués aux demandeurs d’asile a augmenté de 4,3% à 13,3%. 13,3% des crimes violents ont donc été commis par des demandeurs d’asile. Nous avons fait le calcul : les « réfugiés » commettent selon cette étude 6,86 fois plus de crimes violents que les citoyens allemands.

Évolution de la criminalité violente depuis 1998 (à noter la remontée récente) - Source : Pfeiffer et al., 2018

Évolution de la criminalité violente depuis 1998 (à noter la remontée récente) – Source : Pfeiffer et al., 2018

On note depuis 2014 une hausse de la criminalité violente en Allemagne. Celle-ci était pourtant sur une tendance baissière depuis 2007. 2014 correspond au début de la crise migratoire.

Les Nord-Africains surreprésentés

L’étude détaille le taux de criminalité par origine des responsables. Un chiffre frappe particulièrement : les demandeurs d’asile originaires d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie comptent pour 0,9% des réfugiés et 17% des crimes violents!  En revanche, les migrants de Syrie et d’Irak sont « seulement » responsables de 34,9% des crimes violents commis par des demandeurs d’asile, alors qu’ils représentent 54,7% de ceux-ci. Ce qui reste un taux élevé de criminalité : 4,37 fois plus élevé que celui des citoyens allemands selon nos calculs.

Criminalité violente en fonction de l'origine du demandeur d'asile - Source : Pfeiffer et al., 2017

Part de la criminalité violente chez les réfugiés en fonction de leur origine- Source : Pfeiffer et al., 2017

Des données qui sortent après les élections, et qui auraient très bien pu nourrir la montée de l’AfD (Alternative für Deutschland), parti opposé à l’immigration. Cependant elles permettent de mieux appréhender la colère qui a grondé contre la politique migratoire d’Angela Merkel, jusque dans ses rangs : ainsi la volonté forte de la CSU d’imposer un quota sur l’immigration.

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