Autonomisme : Macron n’accorde que des miettes aux Corses
Capture d'écran Facebook

Autonomisme : Macron n’accorde que des miettes aux Corses

Macron était aujourd’hui à Bastia pour un discours attendu devant les élus de l’île. Les élus nationalistes, forts de leur victoire aux élections territoriales le 3 décembre dernier, revendiquaient notamment que la langue corse soit reconnue comme langue officielle, au même titre que le français. Les élus demandaient surtout à ce qu’une autonomie de la Corse au sein de la France puisse voir le jour. Le président de la République a quasiment refusé toutes les demandes des nationalistes.

Macron a décidé toutefois d’accorder un changement symbolique : il s’est dit « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution ». Un changement bien faible pour l’autonomie politique des Corses. « Cela ne va rien changer pour nous au quotidien… C’est de l’enfumage ! » nous déclare, quelque peu excédée, Paola, une habitante de l’île. « Le président devrait respecter la voix des urnes, puisque nous sommes censés vivre en démocratie ». L’absence de drapeau corse, dans la salle, alors qu’ils étaient présents lors de la campagne présidentielle de Macron, a aussi fait jaser.

La question des autres régions se pose désormais : en effet pourquoi mentionner la Corse dans la constitution et non les autres régions ? En voulant calmer les ardeurs autonomistes, Macron semble bien être en passe de redonner une vigueur à ces mouvements, partout sur le territoire. Le président s’est fendu d’une de ses habituelles déclarations : « La Corse est à l’heure du choix : soit entrer dans un face-à-face stérile avec la République, soit se tourner vers son avenir, et faire de l’île un phare de son identité méditerranéenne réinventée. »

Alors, statu quo, conflit ou apaisement ? Les élus nationalistes devraient apporter la réponse rapidement…

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