Autriche : accord entre le FPÖ et l’ÖVP sur la sécurité et la demande d’asile
Sebastian Kurz et Andrej Babis, bientôt deux partenaires ? - By Bundesministerium für Europa, Integration und Äusseres (Treffen Vizepremier Babis) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons

Autriche : accord entre le FPÖ et l’ÖVP sur la sécurité et la demande d’asile

Les négociations continuent entre Sebastian Kurz, vainqueur des dernières élections, et Heinz-Christian Strache, le chef du FPÖ, parti patriote autrichien. Un premier accord a été trouvé sur deux sujets d’importance : la sécurité et la demande d’asile.

Sécurité

A propos de la sécurité, une hausse du nombre de policiers (2000 à 3000 agents) devrait intervenir. Une meilleure rémunération et formation leur sera proposée. Le FPÖ refuse un « patriot act » à l’autrichienne (une loi de surveillance généralisée est jugée liberticide) mais il y aura un renforcement de l’arsenal de lutte contre le terrorisme. La lutte contre la cyber-criminalité est à l’étude, et notamment la surveillance des messageries cryptées comme WhatsApp.

Asile

Les demandeurs d’asile ne pourront pas demander la nationalité autrichienne avant 10 ans (contre 6 auparavant). Il y aura une suppression des avantages en nature et du logement individuel. En revanche, en cas de refus autrichien lors d’une demande d’asile, les expulsions seront bien réelles : il sera impossible de rester dans l’illégalité sur le territoire autrichien. En France, par exemple, une partie importante des déboutés restent sur le territoire. L’objectif du FPÖ est de ramener l’immigration illégale à zéro.

Rien de révolutionnaire donc dans cet accord, qui rend cependant davantage probable un gouvernement de coalition entre l’ÖVP de Sebastian Kurz et le FPÖ de Heinz-Christian Strache. D’autres accords sont donc attendus, ainsi que la nomination de plusieurs ministres du parti patriote. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi soir devant la Chancellerie à Vienne, une bougie à la main, pour protester contre une alliance avec « l’extrême-droite ». La majorité de la population est toutefois favorable à un tel gouvernement.

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