Cherif Chekkat, un Alsacien ? Les mots du député LREM Bruno Studer ne passent pas
Bruno Studer - Photo Antoine Lamielle [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], de Wikimedia Commons

Cherif Chekkat, un Alsacien ? Les mots du député LREM Bruno Studer ne passent pas

Le député LREM Bruno Studer a fait une intervention remarquée à l’Assemblée Nationale, au lendemain de l’attentat de Strasbourg. Il parle de Chérif Chekkat, le tueur, comme d’un « Strasbourgeois né à Strasbourg, un Alsacien né en Alsace, un Français né en France ». Pour beaucoup d’Alsaciens, ces mots ont du mal à passer.

En effet, de nombreux commentaires ont été postés, indiquant que  pour beaucoup, Chérif Chekkat n’était pas Alsacien. Son lieu de naissance n’y fait rien : « Il ne suffit pas d’être né en Alsace pour être Alsacien » ou encore « Quand tu entends qu’il dit que c’est un Alsacien non mais quel c** ». Cette insistance de Bruno Studer à marteler que Chérif Chekkat est un Alsacien, vient sûrement du fait que la majorité des Alsaciens ne pensent pas ainsi. Mais ce serait une remise en cause de toute la politique de « vivre-ensemble » déployée depuis des décennies.

Cela fait ressortir le débat sur le droit du sol : être né en Alsace, en Gascogne ou en Flandres fait-il de nous un Alsacien, un Gascon ou un Flamand ? Souvent, font surface les fameuses valeurs qui ne seraient pas partagées par une partie de la population. « Ce député accorde à ce monstre la qualité et les valeurs dans lesquelles j’ai élevé mes enfants » peut-on également lire.

Pour lui donner votre opinion, voici ses coordonnées :  Bruno Studer – 03 88 04 20 73 – contact@brunostuder.fr – 14 rue du Brochet à Schiltigheim

Bruno Studer s’est aussi illustré par des propos assez virulents : « J’exprime notre honte, notre colère, face à ceux qui crient au complot d’Etat, et qui voudraient que ce soit la République qui ait organisé cet attentat ». Que quelques commentateurs, minoritaires, crient au complot, cela est un fait. Fait qui a été copieusement mis en avant par les médias, qui ont grossi un phénomène minoritaire. Par ces propos, Bruno Studer n’a guère participé à l’union des Alsaciens, mais plutôt à la division.

Cette intervention saluée par les députés, coupée par l’émotion, ne restera peut-être pas dans les mémoires pour les raisons que l’on croit. Bruno Studer soulève un point essentiel sans le vouloir : qui est vraiment Alsacien ?

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