Dannemarie : après l’affaire des silhouettes féminines, un proverbe repris par Mussolini est reproché au maire

Dannemarie : après l’affaire des silhouettes féminines, un proverbe repris par Mussolini est reproché au maire

On se souvient du feuilleton de l’été dernier. A Dannemarie, à l’occasion de l’année de la femme, la municipalité avait fait installer des silhouettes féminines dans la commune. Perçues comme des stéréotypes, celles-ci ont fortement déplu à certains groupes féministes, Les Effronté-e-s, OLF67 (Osez le Féminisme) et les Chiennes de Garde, qui sont allés jusqu’au tribunal pour les faire interdire. En vain.

Paul Mumbach, le maire, avait été très médiatisé à l’époque, expliquant le bien-fondé de sa démarche qui voulait mettre en avant la féminité et certainement pas lui porter atteinte. Le maire qui se déclarait alors « heureux et soulagé » retourne dans la tourmente : alors que des décorations estivales qui portent proverbes et maximes sont installées dans sa commune, un proverbe a fait violemment réagir un habitant. « Mieux vaut vivre un jour comme un lion, que cent ans comme un mouton », qui a notamment été utilisé par Mussolini. A côté, on trouve des maximes du type « Bien faire et laisser dire » ou encore « A la place de trop parler, agis! ».

D’un côté les habitants d’origine italienne seraient excédés par cette pancarte qui orne la mairie, jugeant cela comme « une humiliation ». D’un autre côté certains habitants contestent. Didier, très franc, nous déclare : « si Pétain a dit « après la pluie vient le beau temps », on aura plus le droit de l’écrire ? On va où comme ça… » Nul doute que tous les éléments sont réunis pour un nouveau feuilleton estival. Le maire devait s’exprimer en début d’après-midi sur la question, à notre connaissance rien n’a encore été dit. 

 

Un commentaire

  1. Dictature de la pensée en marche

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