GCO, Vinci et la CCI Alsace Eurométropole : y aura-t-il un scandale de corruption ?
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GCO, Vinci et la CCI Alsace Eurométropole : y aura-t-il un scandale de corruption ?

Le Grand Contournement Ouest (GCO) de Strasbourg continue à faire couler de l’encre. Un groupe opposé au projet, GCO Non Merci, a publié un article hier qui risque de faire du bruit. La Chambre de Commerce et d’Industrie Alsace Eurométropole a été en pointe dans le combat pour le projet de contournement. Jean-Luc Heimburger, président de la CCI, déclare à ce sujet que le projet a été « relancé grâce à l’action de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin ». Ainsi, « le projet entre désormais dans une phase opérationnelle ».

Un possible conflits d’intérêts

Mais Jean-Luc Heimburger se trouve être le président de la société SML Location, qui loue du matériel de chantier. Le Vice-Président de la CCI, Georges Lingenheld, est lui à la tête d’un groupe régional important de travaux publics, le groupe Lingenheld (126 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016). C’est là où le groupe GCO Non Merci voit un possible conflit d’intérêts entre l’action de ces deux personnages en faveur du GCO et leur activité professionnelle.

 

En effet, selon GCO Non Merci, « Le contrat de concession du GCO oblige Arcos (concessionnaire du GCO) à confier 30% du chantier a des entreprises non estampillées Vinci. Il y en a pour 150 millions d’euros. » Cette somme faramineuse sera donc confiée certainement à des entreprises locales. Pour l’instant pas de confirmation : mais il se pourrait bien que les groupes Lingenheld et SML Location ait du travail sur ce chantier… Auquel cas on comprendrait mieux l’acharnement de Jean-Luc Heimburger et de Georges Lingenheld en faveur du projet.

La bataille du GCO continue

Les opposants au projet ne baissent pas les bras. Ils comptent bien, après l’arrêt du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, réussir à faire barrage à Vinci et à l’État. La « ZAD du moulin » sera-t-elle aussi puissante et fournie que celle des environs de Nantes ? Les arguments de ce camp sont centrés sur l’écologie et l’inutilité du projet.

 

Les pro-GCO mettent en avant au contraire l’utilité fondamentale du projet pour réduire la circulation et la pollution. Après avoir obtenu de l’État la confirmation du lancement du projet, ceux-ci se sentent pleinement dans leur droit pour que les travaux commencent.

 

Un commentaire

  1. Ce qui est inacceptable dans ce GCO, c’est l’étendue des destructions (terres agricoles parmi les plus riches au monde, paysages magnifiques du Kochersberg, espèces en voie d’extinction menacées etc…) alors que les alternatives n’ont pas été sérieusement étudiées ( ecotaxe, extension des trains régionaux, des pistes cyclables, du ferroutage, du télé-travail etc…). Pourtant, il ne faut pas aller très loin pour voir les alternatives mises en oeuvre. Il suffit de traverser le Rhin…

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