[Gilets Jaunes] 10 bonnes raisons de faire un Acte VI ailleurs qu’à Paris
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[Gilets Jaunes] 10 bonnes raisons de faire un Acte VI ailleurs qu’à Paris

Le mouvement des Gilets Jaunes en est à son cinquième samedi de manifestation. Le dispositif policier à Paris est très rôdé, plusieurs partisans du mouvement pointent du doigt l’inutilité d’un nouveau samedi à Paris. On a donc interrogé des gilets jaunes de la première heure, pour comprendre pourquoi il était plus intéressant de manifester en province et non à Paris.

1 – Paris est une ville bien contrôlée

La capitale est désormais habituée à ces manifestations hebdomadaires. Ce samedi, les forces de l’ordre ont bloqué des individus aux portes de Paris, notamment aux péages, pour éviter qu’ils viennent grossir le nombre sur les Champs-Elysées.

Le dispositif policier est bien en place, la ville est sous contrôle. Jérôme, un gilet jaune, pointe un fait intéressant : « Paris a été utile pour donner une résonance mondiale au mouvement ». Mais désormais, il veut revenir à l’investissement local.

 

2 – Les Gilets Jaunes sont quasiment tous issus de la « France Périphérique »

Ce concept popularisé par Christophe Guilluy, sociologue, est particulièrement pertinent pour cibler le mouvement des Gilets Jaunes. Ceux-ci n’habitent pas dans les grandes métropoles, mais dans des zones plus rurales, ou des villes moyennes, avec un service public de moins en moins présent.

Le mouvement a débuté dans ces zones-là, il serait plus simple, plus pratique, de retourner agir proche de chez soi plutôt que d’aller à Paris. Les actions à faire sur place sont nombreuses.

3 – Des actions plus intelligentes à mener dans les régions

Jérôme nous indique une liste de points stratégiques en Alsace : « 15 000 camions traversent l’Alsace dans un axe Nord-Sud chaque jour, bloquer le fret peut faire d’immenses dégâts ». Selon lui, c’est « toujours plus efficace que de se balader dans Paris ».

Julien, de Niederhausbergen, ajoute : « Le Port de Strasbourg, les centrales logistiques, tous ces endroits sont vitaux pour le pays, et ils se situent partout en France, sauf à Paris. Il faut changer de stratégie ».

4 – L’Etat est aussi présent ailleurs qu’à Paris

La France pays jacobin et centralisé à outrance, certes. Mais l’Etat a des relais partout, dans la moindre petite ville de région. Jérôme les énumère : « centres des impôts, préfectures, conseils régionaux… Tous ces endroits peuvent être ciblés : mettre de la colle dans une serrure, un cadenas, c’est participer à la paralysie du gouvernement ».

Pour Fanny, une gilet jaune qui a rejoint le mouvement dès les créations de page Facebook en octobre, « vouloir aller à l’Elysée c’est bien beau, mais on n’y arrivera jamais. Il faut viser plus bas. »

 

5 – Des actions à finir

La moitié des radars auraient été mis hors-service depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Selon Jérôme, « il faut aller couvrir les radars, ce n’est pas vraiment illégal car ce n’est pas une dégradation ». D’autres sont plus virulents : Julien appelle « à détruire complètement tous les radars, ce sont des pompes à fric ! ».

6 – Un « enracinement » local

Des actions créatrices de lien social et positives pour l’intérêt général peuvent également être menées : par exemple la policlinique de la clinique Saint-Luc et le service de chimiothérapie, à Schirmeck, sont menacés de fermeture car la fréquentation est faible. Des Gilets Jaunes se sont mobilisés hier pour faire signer une pétition, qui a déjà recueilli plus de 3000 signatures.

Pour Fanny, c’est très symbolique : « on se bat contre la disparition du service public, c’est exactement ce qui est en jeu. On paie plus d’impôts pour que nos hôpitaux ferment ? Moi je ne l’accepterais pas. »

7 – Les grandes entreprises ont leur activité hors de Paris

Les Gilets Jaunes ciblent depuis le début des grands groupes qui paient très peu d’impôts, au contraire des PME. Ces entreprises ont souvent leur siège social à Paris, mais leur activité est déployée partout sur le territoire.

Les blocages sont bien évidemment illégaux. Pour Jérôme, « il faut être intelligent. Mais les Mcdo ou les Leclerc sont responsables de pas mal de nos soucis. Et il y a de quoi faire chez nous… ». Selon lui, il convient de « préserver les petits commerces et les PME ».

 

8 – Des nœuds vitaux à bloquer

On a vu plusieurs fois des Gilets Jaunes tenter de bloquer Rungis, le plus grand marché d’Europe de fruits et légumes. Ces nœuds de l’économie sont absolument vitaux pour le pays. Pour Julien, « bloquer des centrales logistiques, des entrepôts, c’est bien mieux que de bloquer des ronds-points. On gêne les grandes sociétés ou l’Etat, et pas les gens comme nous ».

9 – Faire sécession de Paris

L’élite parisienne vit déconnectée du reste de la population. Dans ce cas pourquoi aller jusqu’à elle quémander quelques miettes supplémentaires ? C’est en substance ce que pense Jérôme : « Le pouvoir n’agit que dans l’intérêt des grandes métropoles. Les gilets jaunes sont avant tout des ruraux, ils doivent se mobiliser pour reprendre le pouvoir chez eux ».

En creux, la volonté de redevenir souverain, d’avoir prise sur sa destinée, apparaît. Et le faire chez soi a plus de sens que dans la lointaine capitale.

10 – Imposer les décisions par le bas

Paris, c’est la volonté d’imposer le changement par le haut. Ailleurs, c’est la possibilité d’imposer des changements par le bas. En clair, selon Julien, « si le gouvernement ne veut pas du RIC [Référendum d’Initiative Citoyenne, NDLR], on doit le mettre en place nous même. Dans nos communes, partout. Si tout le monde décide de ne plus financer l’Etat, qu’est-ce qu’il va se passer ? Ils dépendent de nous, il serait temps de le rappeler. »

Si vous entendez ou pensez à d’autres raisons de manifester en province, n’hésitez pas à le mettre en commentaire !

 

Un commentaire

  1. Pour en revenir aux problèmes des Français, le seul moyen de rétablir les finances de la France passe par quelques mesures élémentaires auxquelles se refuse le Pouvoir :
    – La loi scélérate du 3 janvier 1973, N° 73-7 , dite loi Rothschild-Pompidou-Giscard doit être abrogée.
    En effet, cette loi interdisait désormais ce qui se faisait jusqu’alors, que l’État emprunte à la Banque de France sans intérêts, pour devoir le faire auprès des banques privées, dont la banque Rothschild…
    – Réduire le train de vie fastueux de l’État, et de ses différents relais qui se gobergent avec notre argent.

    Dans cette optique un certain nombre de recommandations pour l’action doivent être mises en application :

    1° Plutôt que de bloquer les autoroutes, les dépôts de carburants qui ne font que pénaliser ceux qui travaillent pour leur famille, les péages des autoroutes doivent être neutralisés, rendues gratuites, comme certains l’ont déjà fait.
    2° Les ministères, les domiciles des ministres, des députés LREM, les permanences LREM, ceux des responsables des médias hostiles, doivent être mises sous pression pour les empêcher de travailler à notre ruine.
    3° Les aéroports doivent être surveillés pour éviter que le chef de l’État et ses ministres voyagent aux frais des Français pour se rendre à des réunions internationales en vue de promouvoir le mondialisme messianique qui ruine les peuples.
    4° Le domicile du couple élyséen au Touquet ne doit plus être une résidence de détente pour eux, alors que tant de Français souffrent.
    5° Évitez les rassemblements compacts et rappelez-vous comment la République aux abois a fait tirer le 6 février 1934 sur la foule des petits retraités qui, ruinés par l’escroc juif Stavisky, manifestaient devant l’Assemblée nationale à Paris.
    6° Constituez de petits groupes très mobiles pour épuiser les forces du Pouvoir.
    7° Fraterniser, chaque fois que possible, avec la police nationale et la gendarmerie qui n’en peuvent plus d’être trahies par le Pouvoir face à la racaille des banlieues.

    http://nationalisme-francais.com/communique-du-11-decembre-2018-des-cercles-nationalistes-francais.html

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