[Gilets Jaunes] « Des mecs de cité en ont profité pour caillasser les flics et casser des vitrines »
Le cortège est parti du Parlement Européen - Photo Alsace Actu

[Gilets Jaunes] « Des mecs de cité en ont profité pour caillasser les flics et casser des vitrines »

Manifestations qui dégénèrent, forces de l’ordre malmenées et violences policières, vitrines cassées, les événements des dernières semaines ont été marquées par un retour de la violence physique dans le combat politique. Pourtant, selon plusieurs témoins, bien des débordements ne sont pas le fait des Gilets Jaunes, mais de groupuscules d’extrême-gauche (black blocs notamment) ou, comme samedi dernier à Strasbourg, de bandes venues uniquement pour piller et agresser. Nous écrivons cet article à la suite de plusieurs témoignages concordant et fiables, à propos de « l’Acte XII » qui s’est déroulé samedi dernier à Strasbourg.

 (sur la vidéo, publiée par les Gilets Jaunes de Wasselonne, on peut entendre « C’est pas vous c’est pas les gilets jaunes » à propos des casseurs, même si le son est mauvais)

Le scénario de l’acte XII à Strasbourg

La manifestation a fait le trajet suivant : Parlement Européen à 12 h puis place Kléber, Gare, à nouveau place Kléber et enfin Rivétoile (qui a été complètement bloqué par la Police pendant 2h, des gens sont restés coincés dedans). Puis les Gilets Jaunes ont voulu aller sur l’autoroute au niveau de l’hôtel de police et de la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) : là, selon un premier témoignage, « gazage massif durant 1 h » et « à ce moment j’ai vu des bandes d’ado racailles débarquer ».
Enfin retour au centre-ville, les bandes en question « ont commencé à commettre des dégâts sur le trajet ». Puis « on est allé aux Halles, là ils ont commencé à dégrader et lancer des pavés sur les flics, qui ont commencé à charger, gazage massif du quartier et dispersion ». « En gros des mecs de cité en ont profité pour caillasser les flics et casser des vitrines ». La deuxième partie de la manifestation aurait donc dégénéré au moins en partie à cause d’éléments venus simplement pour en découdre avec les forces de l’ordre.

D’autres témoignages confirment les faits

Environ 400 à 500 personnes restants ont ensuite convergé vers la gare, où notre premier témoin cesse de suivre la manifestation. En privé, une femme gendarme reconnait que « les débordements ne sont pas le fait des Gilets Jaunes ». De même, un membre du service de sécurité de la CTS indiquait « nous savons que les violences sont dues à des merdeux de cité ». Ses services ont d’ailleurs averti la police de leur présence dans la manifestation.
Une autre personne, manifestante, nous déclare : « je n’ai pas vu les GJ attaquer. Juste en fin de journée, on s’est rassemblés aux Halles, et là il y a des mecs de quartier qui ont jeté des pavés sur les flics. Ils ont pété des arrêts de tram et ont attaqué les vitrines des Galeries Lafayette ».
L’irruption d’éléments non-affiliés aux Gilets Jaunes n’est pas nouvelle : à Paris, durant l’acte 2 et 3, des boutiques avaient été pillées par des personnes manifestement étrangères à la manifestation.

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