J.Rottner refuse un débat sur le Pacte de Marrakech à la Région Grand Est, proposé par le groupe RN
Thomas Bresson [CC BY 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0)], via Wikimedia Commons

J.Rottner refuse un débat sur le Pacte de Marrakech à la Région Grand Est, proposé par le groupe RN

C’était la dernière séance plénière de l’année 2018. Le groupe Rassemblement National Alsace Champagne-Ardenne Lorraine en a profité pour déposer un vœu d’urgence pour débattre du Pacte de Marrakech, signé le 10 décembre dernier. Les élus du groupe RN souhaitaient également rappeler que ce genre de dispositions devraient être débattues dans les institution représentatives et non être signées sans consultation.

Dans un premier temps, Jean Rottner, Président du Conseil Régional Grand Est et ex-Maire de Mulhouse, avait accepté cette demande de débat au sujet de l’immigration. Ailleurs en France, notamment en PACA ou Hauts-de-France, ces débats ont eu lieu. Ce débat n’avait d’ailleurs aucune possibilité de devenir contraignant par la suite. Pour Virginie Joron, Présidente du groupe RN de notre région, ce débat « aurait pu permettre d’obtenir la position de la Région sur le sujet ». J.Rottner a ensuite annulé à la dernière minute le débat, indiquant que la question ne rentrait pas dans les compétences de la Région.

Cela a une importance, car, selon V.Joron, « la Région négocie en direct sur d’autres pactes. Le Pacte Croissance par exemple ». Ainsi les citoyens de la région Grand Est ne savent pas quelle position est adoptée vis-à-vis de la politique d’immigration. Dans un communiqué, le groupe RN évoque les dispositions déjà prises par la Région et qui avaient fait polémique : « Nous avions déjà tiré la sonnette d’alarme lorsque le « gouvernement » de l’Alsace, de la Champagne-Ardenne et de la Lorraine avait signé le protocole de prévention de la radicalisation, un engagement de la Région pour organiser le retour des familles des djihadistes. »

Et de dénoncer « [l]a fausse droite au pouvoir dans nos trois régions [qui] utilise n’importe quel prétexte, même le plus fallacieux, pour étouffer dans notre hémicycle la tenue d’un débat régulier et raisonnable sur l’immigration massive et ses conséquences. »

Dans la rue ou dans les assemblées élues, la déconnexion du pouvoir avec des parties considérables de la population semble très entamée.

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