[Krautergersheim] Le jus de choucroute, entre vertus nutritionnelles et production d’électricité
Les agriculteurs apportent leurs choux aux choucrouteries - Photo Alsace Actu

[Krautergersheim] Le jus de choucroute, entre vertus nutritionnelles et production d’électricité

Krautergersheim, à quelques encablures de l’Eurométropole, est célèbre pour arborer fièrement le titre de « capitale de la choucroute ». Une dizaine de producteurs se partage 70% de la production nationale. Les choux proviennent souvent des champs alentours, parfois de l’étranger, et sont transformés en choucroute dans de grandes cuves. Là, ils fermentent pendant quelques semaines, dans une saumure (eau et sel). A l’arrivée, on obtient une choucroute plus ou moins acide et… du jus de choucroute en trop ! Longtemps considéré comme un déchet, le jus de choucroute a depuis quelques années d’autres utilisations.

La production d’électricité

Grâce à une usine de méthanisation, le jus de choucroute a désormais une utilité pour le bien commun. Inaugurée en 2012, celle-ci permet la production de biogaz puis d’électricité. Plus de 30 millions de litres sont annuellement collectés chez les choucroutiers pour alimenter l’usine de méthanisation.

Auparavant, les producteurs de choucroute devaient apporter ces « déchets » à la station d’épuration de Strasbourg, ce qui était en plus très polluant en terme de transport.

L’usine de méthanisation alimente en énergie la station d’épuration et permet de produire l’équivalent de la consommation énergétique de 1000 habitants. Une initiative à la fois écologique et économique, comme quoi les deux peuvent s’allier parfaitement !

Le remède miracle ?

Le jus de choucroute est également connu pour ses vertus thérapeutiques. Jus « fermenté », il contiendrait nombre de bonnes bactéries (notamment des probiotiques) nécessaires à notre flore intestinale et au fonctionnement de notre système digestif. Consommé à petites doses, il aiderait donc à mieux digérer ses repas. Le goût n’étant pas au rendez-vous (un jus acide et peu savoureux), seuls les plus convaincus franchissent le pas.

La consommation se fait essentiellement en « bio ». Un responsable de magasin bio d’Obernai nous confiait qu’un de ses clients prenait « jusqu’à 5 litres par semaine de jus de choucroute ». Pour l’instant la majorité de la production de jus de choucroute pour l’alimentaire est réalisée en Allemagne ou aux Pays-Bas. Souvent, le jus de choucroute est pasteurisé ou stérilisé, ce qui fait perdre des qualités nutritionnelles au produit.

Plus qu’un vulgaire déchet, le jus de choucroute se révèle donc être une ressource intéressante et dont nous n’avons peut-être pas exploré toutes les possibilités d’utilisation…

 

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