La Choucroute a enfin reçu son Indication Géographique Protégée !

La Choucroute a enfin reçu son Indication Géographique Protégée !

C’est un combat qui durait depuis plusieurs années. Suite à des désaccords entre producteurs, le dossier de l’Indication Géographique Protégée (IGP) pour la choucroute n’avançait pas. Depuis aujourd’hui, c’est donc chose faite. Mais un label IGP, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

L’IGP, petite définition

Le site gouvernemental de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) nous apprend que « l’Indication géographique protégée (IGP) identifie un produit agricole, brut ou transformé, dont la qualité, la réputation ou d’autres caractéristiques sont liées à son origine géographique ». Il faut donc que le produit en question soit lié à un territoire. En l’occurrence pas de problème pour la choucroute d’Alsace, dont la production est centrée autour du village de Krautergersheim.

Mais il y a autre chose : « L’IGP est liée à un savoir-faire. Elle ne se crée pas, elle consacre une production existante et lui confère dès lors une protection à l’échelle nationale mais aussi internationale » ce qui veut dire que pour appeler sa choucroute « d’Alsace », il faudra désormais respecter certaines contraintes.

Les agriculteurs apportent leurs choux aux choucrouteries – Photo Alsace Actu

L’IGP, un grand pas pour le producteur et le consommateur

L’IGP est donc une protection pour le producteur, qui verra son produit valorisé par la mention labellisée de son origine géographique. Le transformateur doit également distinguer les choucroutes d’Alsace, qui sont faites avec du chou de la région, des choucroutes fabriquées avec du chou venu d’ailleurs. Une partie de la production est réalisée avec du chou de Pologne, d’Allemagne ou des Pays-Bas. Gageons que cette IGP relancera la production alsacienne de chou, et fera pièce à la production galopante de maïs.

Pour le consommateur, c’est évidemment un moyen de s’assurer qu’il consomme bien un produit local et traditionnel. Des obligations d’analyses et des doses maximales d’engrais et de produits phytosanitaires pour le producteur offriront au consommateur de meilleures garanties sur la qualité du produit. Cependant sur la cinquantaine de variétés de choux cultivée, seule une dizaine restera. C’est une perte de la biodiversité qu’on peut regretter. 30 000 tonnes de choux produits chaque année en Alsace seront donc labellisés via cette IGP. Une victoire pour tout le monde !

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