La France Fast-Food ? Plus de 46 burgers vendus chaque seconde en France
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La France Fast-Food ? Plus de 46 burgers vendus chaque seconde en France

Le Burger a supplanté le Jambon-Beurre, avec 1,460 milliards d’unités vendues l’an passé en France. C’est l’équivalent de plus de 46 burgers vendus chaque seconde sur le territoire. Alors, américanisation et fast-food ou appropriation culturelle réussie d’un produit étranger ?

L’explosion du burger de qualité

Au fond, un burger, c’est du pain, un steak haché, du fromage et de la salade (des crudités). Avec de tels ingrédients, la palette qualitative de ce sandwich d’origine américaine est large : de la junk-food proposée par les enseignes de restauration rapide jusqu’aux burgers « faits maison », avec des « produits locaux » et des fromages traditionnels, il y a un gouffre.

Surtout, 70% des burgers vendus le sont à table. On est donc loin de la junk-food à emporter. Ce sont des plats élaborés. Derrière ce chiffre, il faut bien saisir une réalité désormais connue : la plupart des restaurants proposent à la carte des burgers. Certains se spécialisent dans ce plat, comme Le Pied de Mammouth à Strasbourg. Avec parfois des plats élaborés, contenant du morbier, des steaks copieux et alléchants, en servant en accompagnement des frites maisons… Difficile de comparer ça à un burger de chez McDonald’s ou Quick. Même si les premiers se sont lancés dans les Burgers Signature, plus chers, destinés à un public plus exigeant.

 

Sublimer des plats étrangers, un savoir-faire français

L’appropriation du concept de burger représente bien la vitalité du savoir-faire gastronomique français. Loin de subir la domination culturelle américaine par cette montée du burger, on peut y voir une capacité à tirer le meilleur des produits traditionnels français (pain, fromage, viande…), à sublimer des plats étrangers sans saveur.

D’autres exemples confirment cela : la France est un des principaux pays consommateurs de pizzas, et la créativité, l’inventivité et l’excellence de certains produits du terroir ont réussi à donner des lettres de noblesse à ce plat du pauvre napolitain. Évidemment, il ne faut pas exagérer le phénomène : l’obésité progresse (15%) de la population française, et le doit à une progression fulgurante de l’offre de la junk-food.

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