La grève SNCF gagne un second souffle
By Photo Claude TRUONG-NGOC (Own work) [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

La grève SNCF gagne un second souffle

L’ambitieux programme de grève perlée des syndicats de la SNCF, initialement prévu sur une période de trois mois commençait à perdre pied ces dernières semaines. Le taux de participation à cette grève en milieu de semaine dernière ne s’élevait plus qu’à moins de 15%, et était donc au plus bas. Le manque d’avancées concrètes réalisées par les syndicats commençait à remettre donc en question ce mouvement. Au sein même des groupes syndicaux des tensions montaient, les plus modérés de la CFDT et de l’UNSA dénonçant le boycott de la négociation de Sud-Rail et de la CGT.

Néanmoins, le taux de participation des employés à cette grève est remonté en flèche selon les chiffres de ce lundi, dépassant même parfois le niveau du début de la grève comme par exemple chez les contrôleurs. Ce regain de mobilisation conséquent s’explique par la fuite d’un document de travail du ministère des Transports dévoilé par Le Parisien ce week-end. Y est étudiée la possibilité d’ouvrir partiellement le capital de la compagnie ferroviaire, notamment des entités s’occupant du transport et des infrastructures. Si le gouvernement a démenti l’information, les syndicats ont néanmoins sauté sur l’occasion pour relancer le mouvement de leur campagne de grève qui s’épuisait.

Alors qu’un référendum interne à la SNCF interrogeant sur l’avis de ses salariés vis à vis du pacte ferroviaire porté par le gouvernement commence ce lundi, la divulgation de ce document choc arrive à un moment crucial. Elle apporte surtout aux syndicats un nouvel argument qui pourrait leur faire gagner l’approbation des français, dont une majorité selon les sondages ne souhaite pas plus de privatisations. Qui plus est si les informations contenues dans le document sont avérées, cela discréditerait fortement le gouvernement et les responsables de la SNCF qui ont toujours déclaré que la réforme n’ouvrirait pas la voie à une quelconque privatisation.

 

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