La justice ne condamne pas la coach fitness de Bischheim, qui pour sa part a reçu des centaines de menaces de mort
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La justice ne condamne pas la coach fitness de Bischheim, qui pour sa part a reçu des centaines de menaces de mort

L’histoire avait fait grand bruit en août. Une coach sportive a été copieusement insultée sur les réseaux sociaux, mise à pied par son employeur, pour avoir diffusé des propos privés (ainsi que des photos), qui n’ont pas plu à tout le monde : « Elle constatait qu’à Strasbourg Plage (une zone de mini-plage avec du sable aménagée à proximité de la Médiathèque Malraux), un nombre important de femmes portait le voile. Selon les affirmations de cette publication, il y avait davantage de femmes voilées que de femmes en jupes. » notions-nous dans notre article du 21/08.

Document fourni par la coach de fitness attestant le classement sans suite de la plainte

Document fourni par la coach de fitness attestant le classement sans suite de la plainte

La justice avait même été saisie pour injure/diffamation publique à raison de la race ou de la religion. La plainte a été classée sans suite. Preuve qu’il n’y avait pas de quoi faire un scandale ? Pourtant, la coach sportive d’origine ukrainienne a reçu « 500 menaces de mort ». « Mon employeur a été menacé pour que je sois virée » nous déclare-t-elle. Un simple message sur Facebook, et votre vie prend un tournant inattendu. Elle s’interroge : « nous avons encore notre droit à laïcité et la liberté d’expression ? ».

Ces centaines de messages injurieux et menaçants n’ont pour leur part fait l’objet d’aucune poursuite. La vindicte de certains sur les réseaux sociaux rappelle le harcèlement que peuvent subir des élèves au collège : il n’y a pas de limite dans l’invective et dans la haine. Ici, en plus, l’anonymat protège relativement les auteurs de tels propos.

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