La Licra en lutte contre la haine à Strasbourg

Ce weekend, le Conseil de l’Europe accueillera une série de conférences à l’initiative de la Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme) sur le thème de la lutte contre la « haine » sur internet.

Des tables rondes proposent aux visiteurs de l’événement de comprendre l’origine des discours de haine en Europe selon la Licra, mais aussi de responsabiliser chaque individu pour le faire participer au combat des organisateurs. Un atelier, par exemple, sera tout spécialement dédié au signalement des propos jugés dangereux sur internet. Surprise cependant, car aux côtés des problématiques habituelles que sont « l‘anonymat, les messages violents, la propagande raciste ou antisémite » se trouve également dans le viseur de l’association « les théories du complot« . Une thématique particulièrement glissante qui s’inscrit dans la volonté de Manuel Valls et François Hollande d’assimiler haine et racisme avec critique des sources officielles.

Lors du 70eme anniversaire de la libération d’Auschwitz, le président français s’était déjà exprimé en ce sens : « pour combattre un ennemi, un faut d’abord le connaître et le nommer. L’antisémitisme a changé de visage. […] Certains de ses ressorts n’ont pas changé depuis la nuit des temps : le complot, le soupçon, la falsification. […] Il entretient les théories du complot qui se diffusent sans limites. Celles mêmes qui ont conduit au pire. […] Nous devons nous souvenir que c’est d’abord par le verbe que s’est préparé l’extermination. » . François Hollande annonçait alors sa volonté de « réguler » l’information numérique pour ne laisser place qu’aux sources valides à ses yeux, main dans la main avec les médias officiels français dont l’audience ne cesse de dégringoler face aux sources d’informations alternatives : « Le complotisme est l’antichambre de la tyrannie » déclarait alors le directeur du journal Libération, l’un des médias les plus subventionnés du gouvernement.

Des perspectives qui laissent sceptiques, alors que la Licra annonce vouloir orienter la société « vers un espace public sans discours de haine ». Cherche-t-on à créer une France du vivre-ensemble obligatoire, ou bien seulement à générer un espace public dans lequel l’esprit critique s’assimile à une violence indésirable ? Quoi qu’il en soit, de nombreux collégiens et lycéens sont attendus pour assister à l’événement, et participer aux travaux de lutte contre la haine du 28 au 30 mai.

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