Le gouvernement prépare une amélioration de l’accueil des immigrés

Le gouvernement prépare une amélioration de l’accueil des immigrés

Ce lundi, le député Aurélien Taché de La République En Marche (LREM, parti gouvernemental) a remis au premier ministre un rapport sur l’intégration des étrangers en France. Celui-ci est constitué de 72 propositions pour favoriser l’intégration des immigrés. Ce travail est achevé depuis plusieurs semaines déjà, et le fait que sa publication ait été repoussée à dessein jusqu’à lundi n’est pas un hasard.

Une loi qui fait débat

La loi « asile et immigration » du ministère de l’Intérieur est en effet présentée au conseil des ministres ce mercredi. Il se dit déjà que ces 72 propositions pourraient réaliser autant d’amendements à cette loi jugée trop dure par nombre de députés, notamment les ex-socialistes du parti d’Emmanuel Macron. Cette loi a en effet fait monter au créneau plusieurs politiques mais aussi évidemment de nombreuses associations aidant les immigrés à s’installer en France. Celles-ci reprochent notamment l’accélération des procédures de résolution des demandes d’asile. L’augmentation de la durée maximale en séjour de rétention est également contestée. Ils auront de quoi se contenter avec les propositions du rapport de lundi, qualifié d’humaniste par Libération.

Que contient donc ce rapport ?

Chaque proposition vise à améliorer l’accueil des immigrés illégaux, qu’ils soient qualifiés de réfugiés ou “présents sur le territoire pour motif économique ou familial”. Des dispositions sont en effet même prévues pour les demandeurs d’asile n’entrant pas dans les critères les qualifiant de réfugiés. Parmi les propositions, on peut citer pêle-mêle une augmentation en volume horaire des cours de français, la mise en place d’un “parcours intégré” conduisant les intéressés vers un emploi et un logement.

Tout ceci dans l’objectif de mieux intégrer ces immigrés illégaux. Cela remet d’ailleurs en question le statut même d’immigré illégal. Ces propositions auraient un coût théorique d’a minima 600 millions d’euros. On peut également noter la suggestion visant à lancer des équivalences de diplôme selon les explications données par l’arrivant sur ses études, son travail dans son pays d’origine et son projet en France. En clair, un Afghan ou un Érythréen qui présentera un diplôme d’ingénieur pourrait obtenir un équivalent français. Au vu des nombreux mensonges et falsifications autour de l’âge des immigrés déjà installés en Europe (beaucoup se disent mineurs mais ne le sont pas), cette proposition laisse dubitatif.

Évidemment toutes les propositions ne seront pas adoptées. Mais elles viennent contredire ceux qui trouvent la position d’Emmanuel Macron « dure » sur l’immigration.

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