Les agriculteurs français et européens menacés par des tractations entre l’Union Européenne et le Mercosur

Les agriculteurs français et européens menacés par des tractations entre l’Union Européenne et le Mercosur

Les agriculteurs profitent de l’ouverture du salon de l’agriculture pour manifester à travers toute la France, déversant du fumier ou lançant des « opérations escargot » dans un étonnant silence médiatique. Depuis plusieurs mois se prépare un nouveau traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur. Celui-ci est composé du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, et du Paraguay. C’est un bloc économique similaire à l’Union Européenne. Hier, dans la capitale paraguayenne commençait une nouvelle session de discussions concernant les exportations agricoles du Mercosur vers l’Union Européenne.

Un désaccord principal

Car l’Union Européenne prévoit une réduction des droits de douanes pour les produits agricoles d’Amérique du Sud. Les pays membres du Mercosur espèrent une plus grande ouverture du marché européen aux produits de leur agriculture. En décembre, de premiers chiffres étaient proposés par Bruxelles, prête à accepter l’importation de 70 000 tonnes de bœuf, 600 000 tonnes d’éthanol, et 100 000 tonnes de sucres supplémentaires. Le Mercosur réclame une augmentation de ces volumes et l’Union Européenne se serait déclarée prête à accepter l’importation de 99 000 tonnes de bœuf sur son sol.

Pour les agriculteurs européens, c’est une nouvelle concurrence déloyale

Pendant que l’Union Européenne assouplit les importations de produits d’origines étrangères, nos agriculteurs sont étouffés par les normes, qui sont plus « souples » dans ces pays étrangers. Selon le secrétaire adjoint de la FNSEA, syndicat agricole : “Exiger des agriculteurs français d’améliorer la qualité et laisser déferler des produits brésiliens, c’est un double jeu. Ces produits sont fabriqués dans des conditions qui seraient illégales en France ». Selon Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale Bovine, cet accord pourrait signifier la disparition de 30 000 éleveurs bovins.

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