L’idée d’une intégration de l’Islam au Concordat fait son chemin
Grande Mosquée de Strasbourg - Capture d'écran Google Maps

L’idée d’une intégration de l’Islam au Concordat fait son chemin

Abdelhaq Nabaoui a reçu des mains du préfet Jean-Luc Marx la légion d’honneur voilà une semaine. Comme nous vous l’avions précisé, cet homme, président du conseil régional du culte musulman, est favorable à l’extension à l’Islam du Concordat qui a cours en Alsace-Moselle.

Pour rappel, l’Alsace-Moselle bénéficie d’un régime concordataire qui n’a pas été aboli par la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 (le territoire était alors allemand). En clair, la religion catholique, protestante (deux cultes) et juive reçoivent des fonds publics. Cela permet en principe un meilleur contrôle de la part des autorités publiques.

La droite modérée le souhaite

Les Républicains proposent d’étendre le concordat à l’Islam. Ainsi Arlette Grosskot déclarait-elle au Monde : « Faisons l’expérience de l’intégration de l’islam dans le régime concordataire ! L’islam est la deuxième religion de France. Il faut arrêter de se fermer les yeux, on ne reviendra pas en arrière. Il faut permettre aux gens d’exercer leur religion dans des conditions dignes »
Députée du Haut-Rhin (5e circonscription), elle rejoint d’autres figures de son parti : François Baroin, Nathalie Kosciusko-Morizet ou encore le sénateur de Moselle François Grosdidier. 

L’argument principal reste celui du contrôle : par ce biais, ces personnalités politiques souhaitent lutter efficacement contre l’Islam radical.

Les musulmans aussi

De l’autre côté, les musulmans voient d’un bon oeil, à l’instar d’Abdelhaq Nabaoui, l’intégration de l’Islam au Concordat. Des subventions publiques, des locaux, un enseignement de l’Islam autorisé à l’école… Les avantages pourraient être nombreux. Mieux que cela, afin d’éviter une différence entre l’Alsace-Moselle et la France, il pourrait être choisi d’élargir le Concordat à tout le territoire français. Également en cause : le financement étranger du culte islamique sur le sol français, qui peut influencer des pratiques que le gouvernement souhaite combattre (salafisme, wahhabisme…). Le régime concordataire éviterait tout cela.

2 commentaires

  1. Voilà ! Tout s’explique enfin !
    Arlette Grosskost comme Jean Rottner sont des francs-macs (GLDF) avec toutes les vertus qui caractérisent cette espèce… La dissimulation (c’est un euphémisme) n’est pas la moindre etc.
    À la lecture de ces déclarations, il est évident que jamais, jamais au grand jamais le concordat n’aurait été, ces dernières années, épargné par la ripoublik (en dépit des pressions constantes du Grand Orient) si nos hommes politiques n’avaient eu dans l’idée d’étendre le « concordat » à l’Islam (je ne sais pas si le terme « concordat » est adéquat pour l’Islam).
    Il faudrait être archi-naïf pour croire que le concordat n’a pas été supprimé uniquement pour faire plaisir aux Sürkrütkäpf que nous sommes… Le concordat comme instrument de contrôle d’une religion quelque peu « rebelle » et, qui sait, de l’Eglise catholique elle-même, avec un droit de regard sur la nomination des évêques par ex., on aura tout vu en ripoublik…
    G
    * * *

  2. Oui mais à une condition. Création d’une chaire de théologie musulmane à Strasbourg et obligation pour les imams reconnus d’un master pour exercer!

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