L’Union Européenne négocie un accord commercial avec les États-Unis, la France s’y oppose
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L’Union Européenne négocie un accord commercial avec les États-Unis, la France s’y oppose

Encore une fois sur la scène européenne, la France a montré qu’elle ne pesait pas bien lourd face aux enjeux
économiques. En effet, Emmanuel Macron qui affirme défendre « une Europe exemplaire pour le climat », s’était
auparavant prononcé contre toute négociation commerciale avec les États-Unis qui ont quitté l’accord de Paris sur le
climat. Pourtant hier, les états membres de l’Union européenne ont donné leur accord définitif à l’ouverture de
négociations commerciales formelles avec les États-Unis, selon les sources de l’AFP.

L’objectif pour l’UE : éviter une guerre tarifaire

L’idée d’un tel accord a été avancée dès mai 2018 par l’UE, à un moment où les Américains menaçaient de taxer son
acier et son aluminium. Donald Trump est finalement passé à l’acte en juin, avant de menacer de s’en prendre aux
voitures européennes, un secteur beaucoup plus sensible pour l’UE, et notamment Berlin, pour qui le secteur de
l’automobile est vital. L’Allemagne aurait d’ailleurs fait pression sur la France pour que cet accord soit accepté.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est rendu à Washington fin juillet pour rencontrer le président américain afin de faire baisser la tension et éviter une guerre commerciale.

Quels sont les secteurs concernés ?

Ce futur accord doit être limité aux biens industriels, c’est-à-dire qu’il n’inclura pas l’agriculture, les services ou les
marchés publics. Pourtant, de son côté, Washington veut intégrer l’agriculture dans la négociation. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a donné un nouveau souffle au bilatéralisme et a remis en cause la plupart des traités commerciaux des USA, qu’il jugeait en défaveur des américains. Nouvel épisode, mais sans doute pas le dernier.

En Novembre dernier, le président des Etats-Unis avait d’ailleurs clairement ciblé le vin français comme étant injustement protégé par des barrières douanières en France. Si la première puissance économique mondiale venait à instaurer des entraves à l’importation sur son sol du vin français, cela pourrait représenter un désastre pour certains vignerons alsaciens. A Riquewihr c’est 20% de la production qui part outre-Atlantique

 

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