Merkel et son nouveau gouvernement veulent sauver l’Union Européenne

Merkel et son nouveau gouvernement veulent sauver l’Union Européenne

Angela Merkel s’est exprimée publiquement ce lundi au lendemain de l’annonce de l’accord de coalition de son parti avec les sociaux démocrates. Les résultats du référendum interne des adhérents du parti social démocrate annoncés ce dimanche ont ouvert la voie à cette alliance, plus de deux tiers des votants se prononçant en faveur de cet accord. Presque six mois après les élections le gouvernement allemand est donc formé, ce dont Merkel s’est réjouie. Elle a assuré que ce gouvernement se mettrait rapidement au travail, et s’est également prononcée sur l’avenir de l’Union Européenne.

La chancelière a affirmé qu’une voix forte de l’Allemagne aux côtés de la France et d’autres États membres serait nécessaire. Elle a notamment énuméré trois points qu’elle qualifie de défis européens. Ceux-ci sont la montée des nationalismes (mais on pourrait dire populismes, ce qui englobe par exemple le M5S en Italie), illustrée parfaitement par les élections en Italie ce dimanche, le commerce international et notamment les États Unis qui renforcent leurs barrières douanières, ainsi que le conflit en Syrie, dans lequel l’Europe n’a pour ainsi dire aucun poids alors qu’elle en subit de plein fouet les conséquences migratoires.

Mais il apparaît que ces défis ne sont pas tous à ranger sous la même appellation. En effet la montée des populismes ne met en péril que l’Union Européenne, chère à la chancelière. Cette montée des populismes semble au contraire même être une solution aux deux autres points qui eux sont des défis pour les pays européens eux-mêmes. En effet le défi du commerce international incarné par le protectionnisme des États-Unis pourrait être contré par un protectionnisme économique similaire.

Quand au conflit en Syrie, il n’est un défi européen qu’au niveau de la crise migratoire qui en découle. Et celle-ci est évitable pour un pays n’ayant pas à suivre à la politique migratoire de l’Union Européenne et pouvant donc contrôler ses frontières, preuve en est donnée par Israël et dans une moindre mesure la Hongrie. Le populisme est donc nourri par les choix de l’Union Européenne en matière d’économie ou de politique migratoire, et ceux-ci peuvent être modifiés.

Alors que l’alliance au sein même de son gouvernement est précaire, Angela Merkel aura donc également fort à faire pour sauver une Union Européenne vacillante, dont les pays se dirigent peu à peu vers un recours au populisme.

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