Plastique dans les océans : 95% des déchets viennent de 10 fleuves en Asie et en Afrique
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Plastique dans les océans : 95% des déchets viennent de 10 fleuves en Asie et en Afrique

Le continent de plastique, les images frappantes de baleines ou de poissons ayant ingurgité des morceaux de plastique… Le sujet est brûlant d’actualité, urgence écologique oblige. Pourtant, si les Européens sont loin d’avoir réglé la question écologique, leur gestion des déchets apparaît comme optimale par rapport à ce qui existe en Asie ou en Afrique.

La question du recyclage des déchets, dans une société de consommation, est primordiale. En Europe, la collecte et le tri des déchets atteint un niveau assez satisfaisant, car une partie infime des milliards de tonnes produites se retrouve dans la nature (environ 500 millions de tonnes pour la France seule, tous déchets confondus). Le recyclage génère même plus de 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France (chiffres 2016), avec près de 1300 entreprises dans le secteur.

10 fleuves sont ainsi les plus pollués du monde, et par conséquent responsables de la pollution des océans, qu’ils alimentent : « le Yangzi Jiang, (ex-fleuve Bleu), le fleuve Jaune ; le Hai He et le Zhu Jiang ( ou rivière des Perles), également en Chine ; l’Indus, qui relie le Pakistan à la Chine ; l’Amour qui traverse notamment la Russie et le nord de la Chine ; le Mékong, en Asie du Sud-Est ; le Nil et le Niger, deux grands fleuves africains irriguant respectivement l’est et l’ouest du continent ; et, enfin, le Gange, qui débouche en Asie du Sud sur le golfe du Bengale. Selon les scientifiques, ces dix fleuves seraient responsables de 88 à 95 % de la déverse océanique mondiale de déchets en plastique de toutes les tailles » (National Geographic).

Ces zones très peuplées sont souvent mal desservies en infrastructures de recyclage, la population comme les entreprises ne prennent pas forcément en compte les risques de pollution. L’Europe n’est donc absolument pas responsable directement de la pollution des océans par le plastique. Indirectement cependant, la fabrication de produits importés en Europe génère sans doute de la pollution, imputable donc au mode de vie des Européens. Une solution serait bien évidemment la relocalisation des activités en Europe, avec des normes anti-pollution strictes.

En Alsace, le chemin vers l’économie circulaire se poursuit : Lingenheld vient de poser la première pierre de son unité de méthanisation à Oberschaeffolsheim. Celle-ci produira l’équivalent de la consommation énergétique de 1250 foyers, à partir de déchets agricoles principalement.

 

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