Silhouettes féminines de Dannemarie : le harcèlement continue

Silhouettes féminines de Dannemarie : le harcèlement continue

L’affaire des silhouettes de Dannemarie connait un nouveau rebondissement. La paisible commune de 2200 habitants du Sundgau, jusqu’à présent principalement connue pour avoir été la ville du président du Parlement d’Alsace-Lorraine Eugène Ricklin, défraie la chronique depuis la fin du mois de juillet.

La cause? Des silhouettes de femmes – dans le cadre de l’année de la femme mise en place par la municipalité – jugées discriminatoires par une association féministe (Les Effrontées) qui a obtenu du Tribunal Administratif le retrait des silhouettes du domaine public, avec une sanction de 500 euros par jour de non-exécution de la décision de justice.

L’affaire de Dannemarie traitée par le journal de TV Libertés

Les habitants de Dannemarie ont largement soutenu leur maire, et nombre d’entre eux se sont rassemblés pour « adopter » les silhouettes et les mettre sur leurs balcons ou dans leurs jardins. « Le démantèlement du domaine public des silhouettes a été attesté par une personne assermentée » nous a affirmé le maire Paul Mumbach, joint par téléphone.

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Les habitants de Dannemarie lors de l’opération « Adopte une silhouette » (Photo : Raymond  Weigel)

Toutefois, Paul Mumbach – ancien candidat à la présidentielle 2017 qui n’était pas parvenu à rassembler les 500 parrainages – a reçu une nouvelle injonction du Tribunal Administratif de Strasbourg, qui a de nouveau été saisi par les Effrontées.

En effet, l’association féministe estime que l’exécution du jugement n’a pas été réalisée puisque les silhouettes sont toujours visibles depuis le domaine public. Problème : celles-ci sont désormais sur le domaine privé. Est-il attendu de la municipalité qu’elle s’introduise dans la propriété privée des habitants pour retirer les silhouettes?

Paul Mumbach y voit une marque d’intolérance et d’extrémisme de la part de cette association féministe, et ne comprend toujours pas que le Tribunal Administratif ait donné raison aux Effrontées.

Il se réjouit toutefois du soutien massif qu’il reçoit, y compris de commerçants venus lui proposer divers objets avec pour logo et slogan « Touche pas à ma silhouette ». Des politiques se sont également mobilisés en faveur des silhouettes de Dannemarie, dont l’ancienne candidate aux élections législatives Caroline Widloecher-Reymann (DLF).

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(Photos : Raymond Weigel, alias Ray Mond)

Un recours de la décision du Tribunal Administratif a été effectué auprès du Conseil d’État. L’audience aura lieu le 30 août. L’association féministe Les Effrontées, qui n’aura jamais autant été entendue sur une affaire de silhouettes plutôt que sur la condition des femmes dans certains quartiers, a prévu d’organiser un rassemblement devant le Conseil d’État.

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3 commentaires

  1. Les féministes s’en fichent totalement que mme untel ait envie de jouer à la pineup, la question n’est pas là du tout. Imiter les inventions us de la guerre pour représenter toutes le femmes et leurs droits restent absurde et sexiste car tout ne tourne qu’autour deux rôles fondus en un seul la femme maman pineup, le tout en un du modèle auparavant binaire… http://susaufeminicides.blogspot.fr/2017/08/quiddite.html

  2. cette campagne de « promotion de la femme » est tout simplement indigne. Honte à ce maire sexiste et aux habitants qui le soutiennent !

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