Squatteurs délogés, universités débloquées, les Français doivent-ils apprendre à faire justice eux-mêmes ?

Squatteurs délogés, universités débloquées, les Français doivent-ils apprendre à faire justice eux-mêmes ?

La question peut paraître provocatrice. Les forces de l’ordre, et la mort héroïque d’Arnaud Beltram nous le prouve, sont évidemment utiles à la société. Pourtant, il arrive parfois qu’elles soient incapables, pour des raisons de règlement ou de consignes, de régler certaines situations. Sans passer par la justice, certains Français décident d’agir, et la suite leur donne souvent raison.

Cas n°1 – Le squat

Vous êtes propriétaire d’un appartement ou d’une maison? Si des squatteurs s’y installent pendant plus de 48h, lorsque vous êtes en vacances par exemple, vous ne pouvez plus faire appel à la police pour les déloger. Il vous faut entamer une longue procédure de justice pour espérer récupérer votre bien.

A Garges-les-Gonesse, des Roms squattaient l’habitation d’un vieil homme. Des jeunes de la cité voisine sont venus en nombre, armés, et ont délogé de force les intrus. Pas d’intervention de police possible, l’homme a donc pu vivre à nouveau chez lui uniquement grâce au soutien actif des habitants du coin. Alors certes ce propriétaire pourrait être poursuivi pour violation de domicile (oui, alors qu’il est chez lui…) mais puisqu’il n’a pas expulsé lui-même les Roms, peu de risques.

Dans ce cas, l’intervention musclée a été plus efficace que la justice et que la police.

Cas n°2 – L’université bloquée

Les blocus étudiants sont souvent le fait de quelques extrémistes, peu nombreux et aidés de l’extérieur. A quelques dizaines, ils parviennent à paralyser complètement des universités où étudient des milliers de personnes. La police ne peut pas intervenir dans le cadre de l’Université. Bloquer une faculté (et ainsi nuire à des milliers d’étudiants qui souhaiteraient simplement pouvoir… étudier) est donc facile.

L’Université Paul Valéry, à Montpellier, était dans une telle situation. Des individus cagoulés, certainement des étudiants en colère, sont rentrés armés de bâtons, à une dizaine, et ont expulsé manu militari les gêneurs. Le Doyen les a félicités ! Encore une fois, il suffisait d’un peu de détermination et d’outre-passer les convenances pour régler la situation.

Cet article n’est évidemment pas une incitation à l’illégalité. Il démontre simplement que les citoyens peuvent être acteurs de leur destin sans s’en remettre perpétuellement à la Police ou à la Justice. L’action des citoyens doit même être complémentaire. C’est aussi un moyen de renforcer le lien social et communautaire, de lutter contre l’atomisation de la société.

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