[Strasbourg] « Dans nos écoles maternelles, nous avons 50 % d’allophones et nous en sommes fiers »
Une classe autrefois - Jean Geoffroy - En classe, le travail des petits

[Strasbourg] « Dans nos écoles maternelles, nous avons 50 % d’allophones et nous en sommes fiers »

Une tribune d’Arnaud Schmitt

« Dans nos écoles maternelles, nous avons 50 % d’allophones et nous en sommes fiers » déclare Paul Meyer, adjoint au maire de Strasbourg. Un allophone, en France, est une personne qui n’a pas pour langue maternelle le français. Visiblement, Paul Meyer est plus attentif à son idéal de brassage « multikulti » qu’aux résultats des élèves. Rappelons que la présence d’élèves ne maîtrisant pas le français pénalise les autres : les enseignants doivent s’occuper davantage des allophones, au détriment de la classe en général.

Il y a quelques années, une enseignante me déclarait « qu’à partir de deux enfants qui parlent à peine français par classe, l’enseignement en pâtit considérablement ». Dans les écoles où la moitié des élèves ne pratiquent pas le français chez eux, peut-on décemment penser en arriver au même niveau que dans un quartier chic ou un village où l’immigration est absente ? Évidemment non, il y a nécessairement des privilégiés, ou plutôt des défavorisés. On ne peut pas en vouloir aux élèves allophones : ils ne parlent pas français chez eux, donc ils ne maîtrisent pas cette langue. Soit. Mais dans ce cas pourquoi nos enfants, issus de familles « françaises de souche » comme on dit, doivent-ils subir ces classes mixtes et ne pas être au niveau plus tard ?

La « fierté » de Paul Meyer me semble relever davantage de l’idéologie que de la raison. Cette politique est une folie. Pas étonnant que les « jeunes » maîtrisent de moins en moins les règles d’orthographe et de grammaire, qu’ils peinent à exprimer convenablement une opinion… Le fameux « J’me comprends » nous renvoie à cette incapacité fondamentale. Un citoyen qui ne sait pas exprimer simplement une idée est voué au silence ou au ridicule. L’enfance est le moment d’une vie où l’on apprend le plus. Ce n’est pas à 40 ans qu’on rattrape des lacunes fondamentales dues à l’école.

L’insertion que Paul Meyer vante n’est qu’un terrible nivellement par le bas. On s’insère tous dans une médiocrité inéluctable. La question de l’école n’est donc pas anodine : c’est l’avenir de nos enfants et de notre société, de notre civilisation. Alors oui, dédoublement des classes, allocation de moyens supplémentaires pour les enseignants… Mais aussi la question des « allophones » dans les salles de classe, qui doit être abordée rationnellement, sans passion.

4 commentaires

  1. Super de futurs chômeurs qui voteront bien et fera de nous un tiers monde idéal pour consommer des produits chinois.La retraite de fonctionnaire de M MEYER est assurée.

  2. Quel est ce site web qui, d’un côté, vante les mérites des parlers alsaciens et qui de l’autre côté considère sans distinction qu’un allophone est forcément issu de l’immigration ?
    De nombreux jeunes, surtout dans les villages, ont l’alsacien comme langue maternelle. Il semblerait qu’Arnaud Schmitt se soit fait bouffer par le Jacobinisme (d’ailleurs Schmitt, c’est français comme nom ?)

    • 1) les quartiers vantés par M.Paul Meyer ne sont pas dans « les villages ».
      2) Seuls 3% des enfants sont dialectophones. Source
      3) Les allophones dont parle Paul Meyer sont en l’occurrence issus de l’immigration, puisqu’il s’agit des quartiers « multiculturels » de Strasbourg. Je ne crois donc pas m’être trompé en écrivant que ce phénomène est lié à l’immigration.

      La langue maternelle n’est hélas que très rarement l’alsacien. Et ce n’est pas ce genre de classes mixtes qui va favoriser un retour en grâce du dialecte. Cependant je vous remercie de votre réaction, une tribune, c’est fait pour qu’on donne son avis !

      Bonne journée,

      Arnaud Schmitt pour Alsace Actu

  3. On va dans le mur et ils s’enorgueillissent. Je crains pour l’avenir de mes petits enfants.

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