[Strasbourg] Dégradations : la difficile cohabitation des écolos et des vandales
Les composteurs du Quai Koch - Photo Alsace Actu

[Strasbourg] Dégradations : la difficile cohabitation des écolos et des vandales

A Strasbourg, on tente d’adopter un comportement « écolo » : le recyclage est exigé, jusqu’aux déchets organiques (épluchures, trognons…) qui peuvent désormais être mis dans des composteurs. On trouve par exemple de ces composteurs en bois Quai Koch, à deux pas de l’église Saint-Paul. L’initiative est louable, elle ouvre la voie à la fin de l’incinération de déchets organiques, qui, bien compostées, fournissent une terre fertile qui aidera les plantations de la ville ou des habitants.

Les composteurs du Quai Koch - Photo Alsace Actu

Les composteurs du Quai Koch – Photo Alsace Actu

Premier écueil : les composteurs sont cadenassés. Par peur que des individus jettent n’importe quoi dans ces boîtes, et nuisent ainsi au processus exigeant de compostage, ces cadenas sont donc nécessaires. Mais alors que ces boîtes sont là depuis quelques temps seulement, elles sont déjà taguées ! Une première dégradation qui en annonce peut-être d’autres…

Les composteurs du Quai Koch déjà tagués - Photo Alsace Actu

Les composteurs du Quai Koch déjà tagués – Photo Alsace Actu

Plus encore, une habitante du quartier des Halles nous confie « On a des voisins (mais aucune certitude) qui gluent et cassent nos cadenas pour nous empêcher de nous en servir ». Pas des délinquants « classiques » donc, mais des voisins qui nuisent par colère directement au matériel. « On a tenté d’entamer un dialogue : des mots ont été laissés, mais personne n’a répondu… »

Les pro-compostage ont donc montré de la bonne volonté pour n’incommoder personne : « Les composteurs avaient déjà été déplacés une première fois suite à des plaintes » ajoute cette habitante. Alors la transition écologique pliera-t-elle face aux délinquants et aux réfractaires ? Pour convaincre les plus réticents, les écolos vont devoir s’armer de patience et de persévérance.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*