[Strasbourg] Violence et complaisance avec le terrorisme, le vrai visage de la lutte contre l’Arcadia et le Bastion Social

[Strasbourg] Violence et complaisance avec le terrorisme, le vrai visage de la lutte contre l’Arcadia et le Bastion Social

Dans un nouvel article sur la fermeture de l’Arcadia et au sujet du Bastion social (le dixième en l’espace de trois mois, une véritable obsession !), Rue89 Strasbourg se fait le relai de l’appel d’un « collectif » constitué de plusieurs dizaines d’associations et de mouvements syndicaux ou politiques. Outre un article démesurément déséquilibré et versant dans la partialité la plus totale, la promotion de certaines associations violentes ainsi que de personnalités sulfureuses paraît difficile à justifier.

S’opposer à la violence en relayant les groupes ultra-violents comme l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ou encore Nordine Saidi, qui avait déclaré « je ne condamne pas les attentats terroristes », voilà une étrange façon de procéder.

Un appel signé par des organisations diverses

D’un côté des acteurs institutionnels classique :  le NPA Strasbourg, les écologistes d’EELV, Esplanade Insoumise (de la France Insoumise), le mouvement des jeunes communistes du Bas-Rhin… De l’autre, des organisations diverses, connues comme ATTAC Strasbourg, la CGT UD 67, ou totalement inconnues comme STS – Support Transgenre Strasbourg ou CLASH – Convergence des Luttes Anti-Spéciste et Humaines.

 

Jusque-là, rien d’anormal : des opposants politiques classiques qui donnent un certain poids à l’appel du collectif. Mais des organisations violentes sont également derrière : la BAF – Brigade Antifasciste de Strasbourg ou encore les antifas de l’AFA Strasbourg. Il est tout de même singulièrement incongru de vouloir s’opposer à la violence en étant soi-même violent…

« Je ne condamne pas les attentats terroristes »

Là où ça se corse, c’est sur le programme de « débat » du week-end. Au Molodoï, espace du Centre Autonome Jeunes de Strasbourg très grassement subventionné par la ville de Strasbourg, se déroulent aujourd’hui deux conférences. La deuxième est intitulée « la convergence des luttes antifascistes et antiracistes » et sera menée par  l’Action Antifasciste Paris-Banlieue et Nordine Saidi.

 

L’Action Antifasciste Paris-Banlieue a notamment été sous le feu des projecteurs après l’affaire Antonin Bernanos. Ce dernier avait incendié une voiture de police, avec des policiers à son bord, en 2016 ; les images ont fait le tour du monde. Les « antifas » se sont montrés solidaires de leur camarade, condamné pour violence volontaire à 5 ans de prison ferme, dont 2 avec sursis.

Nordine Saidi, lui, a déclaré « je ne condamne pas les attentats terroristes » et « je comprends les attentats-suicide ». Cet homme a également été premier suppléant sur une liste du parti communautariste ISLAM en Belgique. Soupçonné d’antisémitisme, il a même été exclu du MRAX, Mouvement contre le racisme et la xénophobie.

Cautionner ces propos et ces actes, puis reprocher la violence issue de l’Arcadia démontre une certaine duplicité.

 

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*