Université de Strasbourg – Sureffectifs et baisse du budget, un cocktail dangereux?
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Université de Strasbourg – Sureffectifs et baisse du budget, un cocktail dangereux?

Plus de 50 000 étudiants effectuent leur rentrée durant le mois de septembre à l’Université de Strasbourg. Plus d’un millier d’étudiants supplémentaires sont attendus, au prix d’un sureffectif visible. Il y a huit ans, ils étaient à peine 40 000 étudiants inscrits à l’Unistra.

Le plus grand amphithéâtre pas assez vaste

L’amphithéâtre de 680 places n’était pas assez grand pour accueillir tous les étudiants qui effectuaient leur rentrée le 5 septembre : une partie d’entre-eux ont fait leur rentrée dans une autre salle, par visioconférence. Le surplus est dû à une forte demande, ainsi qu’au refus de procéder au choix des élèves par tirage au sort. « Un bon élève ne doit pas se retrouver à la porte parce qu’un tirage au sort en a décidé ainsi, c’est injuste et va à l’encontre du mérite scolaire », nous déclare Guillaume, étudiant en Master. « Le problème, c’est que les budgets ne suivent pas la demande ».

L’Unistra est particulièrement attractive, avec notamment un bon classement mondial, ce qui explique aussi l’afflux constant de nouveaux élèves. Cependant ces dernières années marquent le début d’une descente au très sérieux et consulté classement de Shanghaï : comme on peut le voir sur le graphique, l’Unistra plus que 100ème, alors qu’elle affichait une place de 87ème en 2015.

capture d'écran du site "shanghairanking.com

capture d’écran du site « shanghairanking.com »

 

 

Macron baisse le budget malgré sa promesse

Alors qu’il avait promis sur son site de campagne : « Nous sanctuariserons le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche », le Budget 2017 intègre une coupe de 331 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. En refusant le tirage au sort, l’Unistra accepte plus d’étudiants, une décision « de bon sens » pour la plupart des étudiants, mais qui rend la gestion de plus en plus compliquée.

macron

Un effet ciseau s’applique entre la hausse de la demande (toujours plus de diplômés du baccalauréat) et la baisse des crédits. Une situation tendue, un sureffectif omniprésent et une colère des enseignants, un cocktail qui ne présage rien de bon pour l’avenir de l’Université de Strasbourg.

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