Une étude prouve que l’ethnocentrisme est naturel
L'homme serait naturellement poussé à l'ethnocentrisme - Sur la photo : des Alsaciens

Une étude prouve que l’ethnocentrisme est naturel

5 chercheurs de l’Université d’Amsterdam ont réalisé une étude poussée sur le rôle de l’ocytocine dans nos comportements. Connu pour favoriser la confiance et la coopération, ce neuropeptide serait à l’origine de l’ethnocentrisme (comportement favorisant les normes et valeurs de sa propre société par rapport aux autres).

Ces chercheurs partent du point de vue suivant : l’ethnocentrisme « facilite la coopération, la confiance et la coordination au sein d’un groupe », et pourrait donc avoir un lien avec la sécrétion d’ocytocine. « Les résultats montrent que l’ocytocine crée un biais entre les groupes, car l’ocytocine améliore le favoritisme intra-groupe et, dans une moindre mesure, déprécie les autres groupes ». Ils ont testé leur hypothèse avec 5 expériences différentes incluant notamment des Arabes et des Allemands (volontaires et rémunérés pour servir de « cobayes »). L’appartenance à une ethnie ne semble pas influer sur les résultats : les Allemands et les Arabes adoptent un comportement similaire favorable au groupe lorsqu’ils reçoivent de l’ocytocine.

Ils en déduisent que « les mécanismes neurobiologiques en général, et notamment les systèmes ocytocinergique, ont évolué pour soutenir et favoriser la coordination et la coopération au sein d’un même groupe ». De même, l’ocytocine « réduit la volonté de sacrifier une cible à l’intérieur du groupe pour sauver un collectif plus large, sans pourtant réduire la volonté de sacrifier des cibles hors du groupe » (dans le cas où ce sacrifice sauverait un groupe). L’expérience était d’offrir un dilemme du type: soit vous sacrifiez une personne de votre groupe, soit vous mourrez tous.

Il est ainsi prouvé que l’ethno-centrisme est naturel, car il découle d’une sécrétion d’ocytocine, et est nécessaire à la vie en société. L’ocytocine provoque un amour des siens mais non un rejet particulier des autres selon la même étude.

Source de l’étude : http://www.pnas.org/content/108/4/1262

 

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