Y a-t-il eu des insultes racistes à Mackenheim ? L’enquête indique le contraire
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Y a-t-il eu des insultes racistes à Mackenheim ? L’enquête indique le contraire

Un article de Libération fait beaucoup réagir aujourd’hui, et bien au-delà de l’Alsace. Il met en cause une affaire qui n’est pas récente (Rue89 avait déjà écrit plusieurs papiers sur le sujet) et qui concerne une rencontre de football à Mackenheim, qui recevait ce jour-là, dimanche 6 mai, l’équipe de Benfeld.

Trois joueurs d’origine africaines ont reçus des coups, parfois violents (l’un deux a eu plusieurs fractures), à la suite de ce qui semble être un début de bagarre générale. La tension est montée sur le terrain à cause d’accrochages physiques, et tout a dégénéré. Jusque-là, rien de bien réjouissant, mais pas de quoi faire un très long article dans Libération : des bagarres générales avec de sérieuses conséquences arrivent quasiment tous les mois en France.

Ce qui rend l’affaire particulière, c’est que les joueurs auraient reçus des coups à cause de leur couleur de peau, selon eux-mêmes. Une agression raciste en somme, qui permet à Libération d’incriminer « Mackenheim, village alsacien de 800 habitants, qui a placé Marine Le Pen en tête au second tour de la présidentielle avec 54 % des suffrages ». L’antre du diable, sans aucun doute.

Pourtant, il y a dans l’équipe de Mackenheim des joueurs d’origine étrangère. Difficile de considérer un racisme qui s’orienterait uniquement envers l’équipe adverse, et pas contre les joueurs de sa propre équipe. Mais passons. L’arbitre, seule personne neutre, n’a pas entendu d’insultes racistes. C’est aussi le discours des représentants du club de Mackenheim, mais leur parole ne peut pas être considérée aussi objective que celle de l’arbitre. Les gendarmes, qui enquêtent sur l’affaire, préviennent qu’elle « se dégonfle comme un soufflé ». En somme, Libération a fait un article à charge en se fondant presque uniquement sur le témoignage des victimes, alors que les gendarmes ne retiennent pas le motif de racisme. Et Libération accuse sans complexe les « équipes monochromes », ce qui peut être considéré comme du racisme anti-blanc.

En revanche, les insultes vont bon train sur Facebook à l’encontre du club de Mackenheim. La tolérance et le respect sans doute :

Capture d'écran Facebook

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2 commentaires

  1. Vous dénoncez le journalisme de Libé mais le vôtre, où est-il ? Vous ne faites que citer, sans preuves et sans même évoquer la fameuse enquête. Pour assister à de nombreux matchs amateurs, eh bien oui, le racisme en Alsace est bien présent. Sur les terrains, mais pas que.

    Contentez-vous des « petites actualités », laissez les sujets importants aux vrais journalistes.

    • Nous mettons en avant des faits volontairement passés sous silence, ou presque, par Libé. Nous n’avons pas dit que le racisme n’existait pas sur les terrains de football, mais cette affaire n’est pas là pour apporter des éléments en ce sens. Nous évoquons précisément l’enquête, celle des autorités compétentes en la matière, pas celle de journalistes militants. Libé se focalise sur les victimes, sans jamais donner la parole aux responsables : parce que leur version des faits ne concorde pas avec la leur.

      Nous n’avons pas le budget de Libé, l’Etat ne nous donne pas plus de 6 millions d’euros par an. Navré de ne pas pouvoir faire un travail de qualité similaire, avec des envoyés spéciaux. Notre travail sur cette affaire se borne à remettre en avant des faits déjà publics, mais qui n’étaient pas clairement mentionnés.

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